Le RCLALQ célèbre 40 ans de lutte pour le droit au logement

Serge Lachapelle —

C’est en compagnie d’une cinquantaine de supporters et d’amis que le Regroupement des comités de logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) a célébré le mercredi 3 octobre son 40e anniversaire. L’exposition, les interventions et les discussions ont fait ressortir l’enthousiasme et la détermination qui ne peuvent naître que de la défense de ses droits.

L’année de fondation du RCLALQ, en 1978, coïncide avec l’annonce d’une série de mesures sociales gagnées par les organisations de défense de droits et la population. En décembre 1977, à l’initiative de comités logement de différents quartiers, le Regroupement pour le gel des loyers est formé (qui allait devenir le RCLALQ en octobre de l’année suivante). Une mobilisation autour de la lutte commune contre les augmentations de loyer et l’organisation d’une campagne pour obliger l’État à décréter un gel du prix des loyers sont menées. Un des résultats est le dépôt du projet de loi 107, Loi instituant la Régie du logement et modifiant le Code civil et autres dispositions législatives. Des années d’offensive antisociale ont depuis réduit cette régie du logement à une peau de chagrin.

Aujourd’hui, le RCLALQ demande au nouveau gouvernement d’entreprendre le plus rapidement possible une réforme de la Régie du logement.

L’organisme est préoccupé par le manque d’attention des partis politiques envers le tribunal le plus achalandé du Québec. On estime que la Régie du logement traite en moyenne l’ouverture de 68 000 dossiers par année. « Avec les moyens dont elle dispose, la Régie est sclérosée. Il est urgent d’augmenter son financement ainsi que le nombre de juges, sans quoi l’accès à la justice pour les plus vulnérables continuera de s’effriter », dénonce son porte-parole.

Pour le RCLALQ, cette réforme s’impose. « Pour redonner confiance aux locataires en la Régie, des mesures drastiques sont nécessaires : réduire considérablement les délais d’attente, cesser la priorisation du non-paiement de loyer sur les autres types de causes, mettre un terme à l’expulsion massive de locataires, rouvrir des points d’accès dans toutes les régions, instaurer la gratuité des services et améliorer l’accompagnement des personnes à toutes les étapes d’un dossier », réclame le porte-parole du RCLALQ, Maxime Roy-Allard.

Le RCLALQ invite également le prochain gouvernement à dédier un poste de ministre à temps plein à la question du logement et de l’habitation. Pour le RCLALQ, vu l’importance qu’occupe le logement dans la vie des Québécoises et des Québécois et le sérieux des défis actuels, un tel poste est plus que jamais nécessaire.

Le logement est un droit !
Exigeons des mesures concrètes pour sa pleine réalisation !

Serge Lachapelle est le candidat du PMLQ dans Mercier.

(Photo: A. Querry)