Manifestations de masse en France contre les réformes antisociales du gouvernement Macron

Des centaines de milliers de travailleurs, étudiants et autres ont pris part à des manifestations de masse lors de plus de 100 rassemblements organisés dans toute la France pour réitérer leur opposition aux réformes néolibérales sociales et du travail imposées par le gouvernement du président français Emmanuel Macron.

Les manifestants ont réclamé une augmentation des salaires, des retraites, l’égalité des sexes et la fin de la privatisation. Selon les organisateurs, plus de 300 000 personnes, y compris des travailleurs, des étudiants, des retraités et d’autres personnes, ont participé à des marches dans plus de cent endroits dans le pays. Près de 50 000 personnes ont manifesté à Paris seulement.

L’appel à l’action lancé conjointement par six syndicats le 30 août a dénoncé les « politiques idéologiques de Macron visant à la destruction de notre modèle social, favorisant notamment l’explosion des inégalités et la violation des droits collectifs ». Les syndicats qui ont participé à l’action du 9 octobre incluaient ceux des secteurs de la santé, de l’éducation, des transports, des postes et de la communication et de la métallurgie.

Les syndicats et les organisations d’étudiants ont publié le 5 octobre un communiqué de presse conjoint dans lequel ils ont déclaré: « Face à des réformes qui nous refusent tout droit à l’avenir en nous fermant les portes des études supérieures, en supprimant notre droit à une seconde chance, en nous condamnant à la précarité tout au long de notre vie (durant nos études, durant notre insertion professionnelle mais aussi au moment de la retraite), les organisations syndicales et de jeunesses signataires de ce texte, appellent à manifester le 9 octobre, au sein de cortèges jeunes unifiés. »

Les actions de masse des travailleurs et des jeunes soulignent la crise dans laquelle est plongé l’État-nation français. Le gouvernement Macron, loin de se distancer de celui de son prédécesseur François Hollande, a poursuivi ses réformes sociales et du travail rétrogrades et l’état d’urgence permanent.

Le gouvernement Macron a sabré dans les indemnités de logement, imposé des taxes sur les retraites et restreint l’entrée aux études universitaires. Diverses organisations d’étudiants ont protesté contre le déraillement de l’accès universel à l’éducation dans le pays. Un plan généralisé de privatisation est également en cours dans les domaines de l’énergie et des transports. La privatisation des aéroports et des efforts similaires dans le secteur ferroviaire avaient déjà suscité de nombreuses protestations de la part des travailleurs de l’aviation et des cheminots. Le gouvernement français a également rendu les conditions beaucoup plus difficiles pour les immigrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile en France.

Lors de la manifestation du 9 octobre, les étudiants, les travailleurs et les retraités ont bien répondu : « Nous ne nous plaignons pas, nous nous révoltons ! » tout en portant des banderoles disant qu’ils en avaient assez de l’austérité et du chômage. Nombre d’entre eux ont déclaré que les réformes proposées par Macron en matière de protection sociale « désavantageraient les plus faibles de la société ». Les personnes âgées ont manifesté leur désapprobation face à la réduction des retraites, ce qui fait toute la différence entre pouvoir joindre les deux bouts ou non.

Paris
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Bar le Duc
Carcassonne
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Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Metz
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Nevers
Orléans
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Nancy
Nancy

(Photos: Force ouvrière, FSU section 54)

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